Pour me faire pardonner de trop réfléchir avec d’écrire. Est-ce une bonne chose ? On verra...J'aimerais avoir la chaleur de Celia Cruz.
Pour me faire pardonner de trop réfléchir avec d’écrire. Est-ce une bonne chose ? On verra...J'aimerais avoir la chaleur de Celia Cruz.
Rédigé à 17:04 | Lien permanent
Je suis de retour. Comment expliquer ma si longue et indigne absence? En un mot, l’écriture! 2011 est une année spectaculaire pour moi! J'ai rencontré le grand méchant loup, sa sœur, son enfant et ses disciples et je me suis presque fait manger.
Il se trouve qu'en plus de trop aimer écrire, je suis féroce et que je n'ai pas peur d’être impitoyable. Je ne suis donc pas une créature fragile. Les loups passent, ils prennent un peu de moi mais je survole tout cela. J'ai des mots et tellement d'histoires en moi pour croire aux personnes qui aiment la littérature et l'art comme certains aiment une rolex ou un sac Chanel.
Le vrai et le beau prennent du temps et ne s'embarrassent pas de calculs et du superficiel de petites ou de grandes phrases faciles.
Cependant, je crois que lorsqu'on écrit sans faire attention au bruit que font les autres, on apprend. L'Empreinte des Choses Brisées reste donc une œuvre vivante. Je lui dois tellement de choses et la plus belle qu'elle m'ait appris est la même leçon qu'on devrait ne pas oublier après avoir lu la Femme rompue de Beauvoir, une vie c'est capital et chétif, il faut la vivre pour soi en écoutant son cœur sans asphyxier son esprit.
Ce blog recommence mais je vais parler d'autres choses, de littérature, de passion , trop de moi, de ce deuxième roman qui existe et qui titille l’intérieur comme une caresse et un soufflet. Mais c'est promis, je vais tenter d’être nombriliste artistiquement.
Rédigé à 00:27 | Lien permanent
J’écris moins sur ce blog que j'aime encore parce que je suis dans un autre monde. Je suis en autre chose sans oublier mon livre.
Ce qui fait de la littérature l'art supérieur est qu'elle est absorbe sans peser sur ceux qui, comme moi, l'aiment plus que tout.
Parce que je peaufine un roman, je lis beaucoup de Neruda et des vieux classiques tels que Jane Eyre de Charlotte Brontë. Je lis en ce moment pour rester insatiable et accepter de mettre en danger pour aller au bout de mon histoire.
Rédigé à 12:15 | Lien permanent
Je sais et je le regrette, je néglige ce blog mais c’est parce que je suis pleine de mots et d’une nouvelle histoire. Cela ne veut pas dire que j’ai abandonné, L’Empreinte des Choses Brisées, je l’ai juste trompé. Je ne suis pas fidèle. Je ne cache jamais mes infidélités. Je ne joue pas avec le cœur... je possède et je dépasse. Je suis loyale, gastronome et épicurienne. Tellement de choses, de gens ont besoin que je dévore en sélectionnant alors...
On continue et voici une chanson nouvelle mais qui dit tout sur mon état esprit.
La poésie est une femme qui sait dire ce qui est quand elle aime ou n‘aime pas. Tout est question de balance entre la violence et la douceur.
Le titre de la chanson est « on s’aime malgré tout » (titre stupide puisqu’on aime toujours malgré quelque chose). L’interprète est Arielle T.
Rédigé à 21:43 | Lien permanent
Ma première interview substantive se trouve ici. Merci à Monsieur Idriss Linge. Un extrait:
Je crois comme Camus qu’il y a une nature humaine mais qu’en même temps, il y a parfois en nous des morceaux, des choses parfois brisées qui viennent d’un endroit mystérieux et que l’existence n’influence pas. Je sais par exemple que je suis née vieille et que je suis le tombeau de la mère de mon père. Je crois que ce fait n’a pas été déterminé par mon existence mais par ce feu en moi qui me fait crier ma révolte en la mettant au service de l’écriture et de la littérature.
Rédigé à 13:12 | Lien permanent
Juste une chanson: Wonderwall, la reprise de Ryan Adams du tube d'Oasis. Et une question dont la réponse explique pourquoi la poésie existe:
Peut-on, non, doit-on sauver la personne qu'on aime ?
Je vais ajouter qu'heureusement pour l'art que comme l'affirme mon Eluard que tel le désespoir l'amour n'a pas d'ailes et pour L'Empreinte des Choses Brisées que Sacha ne sauve pas Leah (je me dis tout de même qu'une tentative aurait été poétique).
Essayez d'aimer Ryan Adams.
Rédigé à 18:40 | Lien permanent
Cette citation de Pierre Assouline explique pourquoi je ne ferai jamais de l'autofiction, du moins jamais comme le fait Christine Angot:
Tout romancier a le droit de faire un roman de sa vie, quitte à tordre le cou aux faits les plus têtus ; il n’a de compte à rendre qu’à lui-même puisque la fiction est par excellence le territoire de la liberté de l’esprit. Mais s’il exploite la vie des autres, il serait mal venu de s’étonner ou de s’offusquer de la révolte de ses personnages.
Rédigé à 11:01 | Lien permanent
J’ai toujours préféré Verlaine à Rimbaud (il me ressemble trop)…Je ne sais pas pourquoi mais je trouve Verlaine féminin parfois et androgyne souvent. Il est très Andrea et Sacha qui sont les personnages de mon roman auxquels on assigne un genre avec une ferme conviction qui ne peut que mener à une conclusion fausse.
Donc j’aime Verlaine, moins qu’Eluard et Baudelaire mais je l’aime. En ce moment, ces quatre de lui bercent mon spleen et mon besoin d’écrire :
Il faut, voyez-vous, nous pardonner les choses
De cette façon nous serons bien heureuses
Et si notre vie a des instants moroses,
Du moins nous serons, n'est-ce pas? deux pleureuses.
Rédigé à 23:30 | Lien permanent
Le sang des autres est un bon roman de Simone de Beauvoir, un moins bon film de Claude Chabrol et aussi une partie du titre de la deuxième partie de L’Empreinte des Choses Brisées qui est très exactement le sang des autres est le nôtre.
Je crois en la vengeance, en la revanche particulièrement en amour et en littérature. Pourquoi ? Parce que je crois qu’une fois qu’on frappe, on invite les autres à frapper. Etant presque autant Baudelairienne qu'Eluardienne, je crois que la morsure en amour n’a pas juste l’effet d’infuser l’autre de sa douleur, de son spleen mais aussi de sa voracité. En amour, je n’ose pas écrire dans la vie, le premier coup est le plus dangereux parce qu’il peut créer, en commettant l’erreur de frapper des personnes qui attendent tout de l’amour, une explosion de vengeances brutales que seul justement un bain de sang (c’est une métaphore) arrêtera.
Les vampires devraient avoir peur des poètes et de ceux/surtout celles qui ont une croyance spirituelle en la force de la poésie. Dans le Dracula de Coppola, notre Comte monstrueux est aussi un héros romantique fou amoureux et qui pleure poétiquement une larme de sang lorsqu’il se rend compte que l’amour rose n’est pas possible. Dans son film incomplet, Coppola crée une réciprocité improbable que Bram Stocker n’a pas osé créer parce qu’il savait que c’est le Comte qui a mordu le premier et qui allait devoir découvrir que le sang des autres est le sien.
Rédigé à 13:29 | Lien permanent
Verlaine avait Romance sans paroles, je vous offre Douleur sans paroles en essayant de vous communiquer la même nostalgie et, aussi, hélas, le même déchirement interne que le recueil de poèmes de la vieille et temporaire moitié de Rimbaud.
La chanson est Session de Linkin Park. Oh, je n'essaye pas de vous dire qu'il pleure dans mon cœur comme il pleut sur la ville mais que les romances sont douloureuses et parfois les douleurs romantiques. C'est encore la faute des choses brisées.
Rédigé à 18:03 | Lien permanent | Commentaires (0)