Juste une phrase longue :
J'aime la brutalité lorsqu'elle est intelligente surtout quand elle se manifeste dans une question; c'est pour cela que L'Empreinte des Choses Brisées est d'abord une question.
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Juste une phrase longue :
J'aime la brutalité lorsqu'elle est intelligente surtout quand elle se manifeste dans une question; c'est pour cela que L'Empreinte des Choses Brisées est d'abord une question.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 12:42 | Lien permanent
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La phrase qui me caresse l'esprit:
L'amour physique est sans issue.
Elle est évidement extraite de la chanson Je t'aime moi non plus de Gainsbourg. Je me demande si justement l'amour physique n'est pas le seul avec une issue puisqu'il y a la chair qui n'est certes pas toujours bonne ou tendre et parfois mal consommée, mais qui permet au moins d'essayer de se rassasier Je vais réfléchir puisqu'en fait finalement, je me demande si les plus charnels des personnages de mon livre sont les plus profonds et les plus vivants.
Le corps est-il tout ou toujours céleste ? Est-on mort si on n'a pas de corps ? Grandes questions !
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 10:35 | Lien permanent
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La phrase qui dit tout sur L'Empreinte des Choses Brisées et son auteure est la suivante qui est sublime parce qu'elle a été écrite par mon Eluard (j'ai décidé ce matin que Paul Eluard était trop en moi pour ne pas être à moi:
Je m'obstine à mêler des fictions aux redoutables réalités.
Mes nuits sont partagées parce que j'ai la fiction. Elle ne s'est pas encore posée sur mes paupières mais déjà, elle ne me laisse plus dormir.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 07:58 | Lien permanent
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Henry David Thoreau est responsable de mon premier orgasme littéraire américain ! Pourquoi, parce qu'il a écrit les phrases suivantes dans Walden que je ne traduirai parce qu'en Français, elles perdent toute leur volupté, leur force:
I went to the woods because I wished to live deliberately, to front only the essential facts of life, and see if I could not learn what it had to teach, and not, when I came to die, discover that I had not lived. I did not wish to live what was not life, living is so dear; nor did I wish to practise resignation, unless it was quite necessary. I wanted to live deep and suck out all the marrow of life, to live so sturdily and Spartan-like as to put to rout all that was not life, to cut a broad swath and shave close, to drive life into a corner, and reduce it to its lowest terms, and, if it proved to be mean, why then to get the whole and genuine meanness of it, and publish its meanness to the world; or if it were sublime, to know it by experience, and be able to give a true account of it in my next excursion. For most men, it appears to me, are in a strange uncertainty about it, whether it is of the devil or of God, and have somewhat hastily concluded that it is the chief end of man here to "glorify God and enjoy him forever."
Je vais devoir aller dans les bois. L'Empreinte des Choses Brisées me permet ce luxe parce que cet ouvrage me libère en me confirmant que je peux fabriquer des bombes. Comme tout faiseur de bombe, je me dois d’être responsable en vivant, en découvrant ses saveurs, en savourant justement sa simplissime complexité.
Mon livre n'a pas fini de me dévorer car j'ai autant de chair que de graisse. Il m'apprend que les roses de la vie se fanent rapidement, facilement si elles ne sont pas nourries par des choses plus riches que les nourritures terrestres.
Je vais aller dans les bois parce que je suis déjà enceinte de mon prochain livre.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 03:45 | Lien permanent
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La première critique de L'Empreinte des Choses Brisées se trouve ici. Qu'est que je pense d'elle? Je remercie Alliance Nyobia en sachant que mon livre sera toujours meilleur et plus important que moi. Cela est la vérité existentielle pour un écrivain.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 10:53 | Lien permanent
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Bon, je vais résumer Paris, mon mois de Décembre et ma possession par L'Empreinte des Choses Brisées en chanson. Est-ce inapproprié de concéder que mon livre me materne en m'ouvrant les yeux et en me donnant la fessée pour m'ordonner de ne pas devenir, en dépit de l'admiration que j'ai pour mes personnages, comme eux en choisissant l'obscur et le tragique par peur de trouver la lumière et le bonheur médiocres ? Tout ceci me fait penser mystérieusement (pas vraiment mais il y a des choses que je dois accepter de ne pas dire) à ces vers du poème Madrigal Triste de Baudelaire:
Je t'aime surtout quand la joie
S'enfuit de ton front terrassé;
Quand ton cœur dans l'horreur se noie;
Quand sur ton présent se déploie
Le nuage affreux du passé.
La titre de la chanson est Amitié Oubliée et les chanteuses sont Jocelyne Labylle et Jane Fostin . Cette chanson est l’opposé du Madrigal Triste. Le Zouk est facilement poétique parce qu'il peut être ridicule, niais et artistique.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 07:21 | Lien permanent
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Je sais, je sais je sais.. J’écris moins mais c'est sans doute parce que je sais qu'il me faut moins expliquer les choses et juste les dire. Je suis une femme qui aime expliquer sans doute parce que parce qu'elle aime contrôler.
Ma question du moment est la suivante : a-t-on besoin d'obsessions pour écrire ? Ma réponse. pour le moment, est oui. Le problème est que pour écrire bien, le faire artistiquement il ne faut pas se laisser noyer et refuser de tout accepter même lorsqu'on a mal.
L'Empreinte des Choses Brisées n'est pas un livre noir justement parce que les obsessions sont expliquées et qu'elles sont alors presque exorcisées. Il existe un lien très fort entre la littérature et l'exorcisme mais que le but justement est de faire en sorte que les démons demeurent sans posséder.
Dans mon livre, les démons, les choses brisées restent mais on sent bien que tout peut recommencer et que tout dépend du lecteur et ce qu'il choisit de voir d'entendre et d'accepter.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 23:56 | Lien permanent
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Le plus difficile, lorsque son livre prend des forces, entre un peu dans la lumière est de continuer d'en parler sans se prendre trop au sérieux.
Je reprends du service, Lundi...J'ai des choses à dire mais est-ce que je vais savoir les dire en vous parlant de mon livre ? C'est la nouvelle question essentielle !
A Lundi !
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 10:54 | Lien permanent
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